Monologue intérieur
Mon incapacité à exprimer précisément ce que je pense ou éprouve – et ce malgré (ou à cause de ?) mon bilinguisme – me fait penser que le langage oral (et, dans une moindre mesure, écrit) est un piège où l’on se fourvoie facilement. On n’arrive jamais à faire passer ce qu’on veut dire, d’où de fâcheux malentendus. C’est peut-être pour cela que les hommes sont devenus hypocrites (ils ne disent plus ce qu’ils pensent mais ce qui veut être entendu) ou cyniques (ils disent alors ce qu’ils pensent mais en adoptant une attitude de mépris, de supériorité, de suffisance ou de condescendance. On s’aliène les autres en parlant. Le langage fait les hommes, mais les détruit aussi.
Vivre comme un ermite du langage. Est-ce là la solution ? Vivre parmi les autres sans dire, sans prononcer ces phrases apprises par cœur, pour épater, ou pour remplir le silence. Pour devenir un Homme mieux vaut ne rien dire.
Si les mots ne servent à rien d’utile, pourquoi écrire? Par vanité ou par nécessité ? Les deux peut-être. J’envie les écrivains, les poètes surtout. Ils ont le génie d’apprivoiser une pensée, sans l’enfermer ni l’étouffer, dans un espace compté, défini.
Que de mots pour ne rien dire de précis, ou ne rien dire de nouveaux... au bout du compte, l’évidence est là : je ne serai jamais un écrivain... dommage.
Sur ce, je te quitte et je reprends mes pensées ou plutôt mes boucles infinies. Ah, au fait. Là, je n’ai prononcé aucun mot. Je ne parlerai que lorsque quelqu’un d’autre lira ceci... ce sera sûrement moi-même dans un certain temps.
Vivre comme un ermite du langage. Est-ce là la solution ? Vivre parmi les autres sans dire, sans prononcer ces phrases apprises par cœur, pour épater, ou pour remplir le silence. Pour devenir un Homme mieux vaut ne rien dire.
Si les mots ne servent à rien d’utile, pourquoi écrire? Par vanité ou par nécessité ? Les deux peut-être. J’envie les écrivains, les poètes surtout. Ils ont le génie d’apprivoiser une pensée, sans l’enfermer ni l’étouffer, dans un espace compté, défini.
Que de mots pour ne rien dire de précis, ou ne rien dire de nouveaux... au bout du compte, l’évidence est là : je ne serai jamais un écrivain... dommage.
Sur ce, je te quitte et je reprends mes pensées ou plutôt mes boucles infinies. Ah, au fait. Là, je n’ai prononcé aucun mot. Je ne parlerai que lorsque quelqu’un d’autre lira ceci... ce sera sûrement moi-même dans un certain temps.

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